En juillet 2022, la Plateforme Ivoirienne pour le Cacao Durable (PICD) et la Plateforme de la société civile ghanéenne sur le cacao/Ghana Civil-society Cocoa Platform (GCCP) se sont réunies à Grand Bassam, en Côte d’Ivoire, pour harmoniser les efforts de plaidoyer en faveur de la réalisation durable d’un revenu vital pour les producteurs de cacao. Cette alliance baptisée « Plateforme de la société civile africaine pour un cacao durable » a identifié et convenu de quatre (4) domaines prioritaires d’action. Depuis 2022, l’Alliance a publié une série de prises de position et de déclarations conjointes sur les questions nationales, régionales et internationales du secteur du cacao et a collaboré autour d’événements internationaux. Ces efforts ont contribué à l’élaboration, à l’examen et au partage de perspectives sur les politiques du secteur du cacao afin de donner la priorité au bien-être des producteurs de cacao.
La plate-forme ivoirienne pour le cacao durable (PICD) a pris part ce dimanche 7 avril, à la visite de terrain, à Agboville, du Commissaire européen pour l’environnement, M. Virginijus Sinkevičius.
Ce déplacement a permis au commissaire et à la délégation composée notamment du DG du conseil du café cacao, de l’ambassadrice de l’Union européenne en Côte d’Ivoire, de visiter une plantation de cacao et d’hévéa
Le rôle et les pratiques commerciales des acheteurs des coopératives sont déterminants pour soutenir les investissements et les apprentissages nécessaires à leur mise en conformité. Ainsi, l’étude approfondie des stratégies mises en œuvre par les coopératives de l’échantillon les plus avancées en termes de conformité au RDUE ou à l’ARS-1000 montre que les investissements réalisés sont intrinsèquement liés aux capacités que des relations commerciales permettent de développer. A contrario, l’étude montre que la coopérative la plus éloignée de la conformité semble handicapée par des relations commerciales instables, imprévisibles et peu rémunératrices, qui sont peu propices à la structuration des coopératives.
Ce rapport est le résultat de six mois de travail de recherche entre octobre 2023 et mars 2024, jalonnés de missions de terrain avec la collecte d’évidences et de témoignages, d’exploitation de ressources en source ouverte et d’analyse documentaire. Il met en évidence l’existence d’un phénomène désormais bien documenté, à savoir l’exode de producteurs de cacao de la Côte d’Ivoire pour s’établir au Libéria. Au cours de la mission de terrain, l’observateur indépendant a pu discuter avec les communautés au Libéria dans les villages de Yargbeken, de Touwloken et de Partaken.
Ce rapport s’adresse à l’ensemble des acteurs de la chaîne d’approvisionnement de la filière cacao. En particulier le gouvernement ivoirien qui devrait accélérer la mise en place du système national de traçabilité afin de mieux maîtriser les flux de cacao ; aux compagnies/exportateurs qui devront faire face à la diligence raisonnée notamment dans le cadre du RDUE ; aux labels de certification dont la crédibilité des certificats est lourdement questionnée et à l’Union européenne qui devrait s’investir davantage dans la mise en place de mécanismes robustes et de sanctions exemplaires à l’encontre des contrevenant afin d’éviter que la zone de déforestation ne se déplace rendant ainsi le RDUE inefficace.
Between October 2023 and March 2024 we, IDEF with the participation of ID Cocoa, carried out an independent monitoring investigation to better understand the flow of cacao between Liberia and Ivory Coast. More specifically, we sought to: confirm the existence of the trade; examine its role in driving deforestation in Liberia; understand the incentive structures driving the flow; and explore implications in the broader international effort to decouple cacao from deforestation.
Our investigation included a field mission in both Liberia and Ivory Coast, in an area that has experienced significant deforestation in the past year based on our analyses using Global Forest Watch. On the Liberia side, we spoke to cacao farmers and community members in the villages of Yargbeken, Touwloken and Partaken. On the Ivory Coast side, we spoke to representatives from multiple cacao cooperatives that allegedly purchase cacao from Liberian producers
Despite their driving role, which is recognized by all actors in the cocoa supply chain, cooperatives are struggling to become influential players capable of exerting real influence on strategic decisions within the cocoa sector in Côte d’Ivoire. For a long time, they have been sidelined. While it is true that some are cooperatives in name only, the reality on the ground shows that there are also many “real” cooperatives committed to improving the situation of their members. However, they are caught in a trap inherent in the current organization and structure of the cocoa sector, where they are considered solely as “collectors and deliverers” of cocoa beans. This role was assigned to them but does not do them justice.
La PICD appelle donc le Conseil du Café Cacao à ne pas empêcher les productrices et producteurs et les sociétés coopératives de profiter pour une fois, des fruits de leur dur labeur en raison d’une situation favorable. D’autant plus que malgré le prix d’achat bord champ du cacao pour la campagne 2023-2024, fixé à 1000 FCFA, le cacao est acheté depuis plusieurs mois par les sociétés coopératives à un prix allant de 1300 à 1500 FCFA voire plus dans certaines localités. De fait, « le surpaiement » dont se fait l’écho le régulateur à l’entrée à l’usine se pratique jusqu’au bord champ. Autrement dit, les productrices et producteurs bénéficient de cette situation.
La déforestation et dégradation des forêts n’épargnent ni les forêts classées ni les aires protégées (réserves naturelles et parcs nationaux). Ces dernières années, des rapports et articles ont démontré
l’existence de plantations de cacao dans ces zones protégées alors que la loi y interdit toute production de spéculation agricole, y compris cacaoyère. Toutefois, les données restent insuffisantes sur la production et le circuit de commercia-lisation de ces produits agricoles, en l’occurrence le cacao produit illégalement.
L’Observation Indépendante de la filière Cacao (OIC) a pour but de contribuer à une chaîne d’approvisionnement zéro déforestation et de production de cacao légale à travers la collecte et la publication de données crédibles, fiables et vérifiables. Avec un appui de l’ONG britannique REM, IDEF a mené des missions d’enquêtes d’OIC sur les raisons de la déforestation accélérée du Parc National du Mont Péko (PNMP) depuis janvier 2020.
La Clinique Cacao Durable est une initiative qui met à disposition des producteurs de cacao une ligne verte gratuite pour recueillir et traiter leurs plaintes, les orienter vers des solutions adaptées et signaler les activités illégales du secteur. Grâce à cette plateforme, les producteurs peuvent exprimer leurs préoccupations et bénéficier d’un accompagnement personnalisé. Un personnel qualifié assure la gestion des alertes en temps réel, permettant ainsi de documenter les problèmes récurrents et d’améliorer la gouvernance du secteur.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet intitulé « Renforcement de la société civile pour la durabilité et la bonne gouvernance de la filière cacao en Côte d´Ivoire », cofinancé par l’Union européenne, l’association Initiatives pour le développement communautaire et la conservation de la Forêt (IDEF), lance un appel d’offre pour le recrutement d’un prestataire pour l’achat de mobilier de bureau.








