La Clinique Cacao Durable est une initiative qui met à disposition des producteurs de cacao une ligne verte gratuite pour recueillir et traiter leurs plaintes, les orienter vers des solutions adaptées et signaler les activités illégales du secteur. Grâce à cette plateforme, les producteurs peuvent exprimer leurs préoccupations et bénéficier d’un accompagnement personnalisé. Un personnel qualifié assure la gestion des alertes en temps réel, permettant ainsi de documenter les problèmes récurrents et d’améliorer la gouvernance du secteur.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet intitulé « Renforcement de la société civile pour la durabilité et la bonne gouvernance de la filière cacao en Côte d´Ivoire », cofinancé par l’Union européenne, l’association Initiatives pour le développement communautaire et la conservation de la Forêt (IDEF), lance un appel d’offre pour le recrutement d’un prestataire pour l’achat de mobilier de bureau.
The new EU Regulation on deforestation-free products, known as the EU Deforestation Regulation, enters into force today. This ground-breaking law is intended to tackle global deforestation and forest degradation driven by EU consumption. However, this can only be achieved if all 27 EU Member States implement and enforce the Regulation properly, thoroughly and consistently. To deliver on your legal obligations, you need to take the following actions now.
At a time when Ivory Coast is embarking on a political dialogue on sustainable cocoa, it seems appropriate for all stakeholders to participate in this dialogue and improve the governance of the long-criticized sector. Cocoa has played an undeniable strategic role in the economic and social development of Ivory Coast. According to the Coffee and Cocoa Council, Ivory Coast produced two million tons of cocoa, i.e. around 45% of world production in 2020. The sector thus represents around 14% of the Gross Domestic Product (GDP) and nearly 6 million people derive their resources from cocoa farming. It provides a large portion of export earnings (40%). The European Union is the main market of Côte d’Ivoire since 67% of Ivorian cocoa exports are destined there.
En septembre 2022, le Parlement de l’Union européenne (UE) a voté des amendements et arrêté sa position quant à la proposition de règlement de la Commission européenne visant à prévenir la mise sur le marché de l’UE de produits associés à la déforestation et à la dégradation des forêts. Le règlement fait actuellement l’objet de négociations interinstitutionnelles. Dans le présent guide opérationnel, nous proposons une synthèse des actions que les entreprises de la chaîne d’approvisionnement du cacao devront entreprendre pour respecter le futur règlement. Cette synthèse reflète l’état d’avancement de ce dernier et les points qui restent à élucider.
Le Baromètre du cacao 2022 offre une vue d’ensemble des évolutions en matière de durabilité de la filière cacao et met en lumière les problématiques majeures qui ne bénéficient pas d’une attention suffisante à l’heure actuelle, en abordant un large éventail de questions tant sociales, qu’économiques ou environnementales. Son objectif est d’encourager les différentes parties prenantes du secteur à communiquer et à débattre de ces questions cruciales. En effet, il ressort de ce document un manque criant de données de qualité et de collaboration au niveau mondial pour surmonter les défis auxquels ce secteur est confronté.
Le cacao joue un rôle stratégique et indéniable dans le développement économique et social de la Côte d’Ivoire depuis son indépendance. En 2020, plus de deux millions de tonnes ont été produits soit environ 45 % de la production mondiale. Le secteur représente environ 14 % du Produit Intérieur Brut (PIB) et près de 6 millions de personnes tirent leurs ressources de la culture du cacao. Il assure une large portion des recettes d’exportation (40 %). L’Union européenne reste le principal client de la Côte d’Ivoire puisque 67% des exportations de cacao ivoiriennes y sont destinées.
Selon l’étude1 sur les facteurs de la déforestation en Côte d’Ivoire réalisée en 2016 par ETC TERRA pour le compte de la REDD+, l’agriculture en général et en particulier le cacao est responsable à 62 % de la déforestation et de la dégradation des forêts en Côte d’Ivoire. Cette déforestation et dégradation des forêts n’épargne pas les aires protégées (forêts classées, réserves et parcs nationaux). Ces dernières années, des rapports et articles de presse ont démontré l’existence de plantations de cacao dans ces zones protégées alors que la loi y interdit toute production de spéculation agricole, voire le cacao. Toutefois, les données sont insuffisantes sur la production, le circuit de de commercialisation de ces produits agricoles en l’occurrence le cacao produits illégalement.
Alors que le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil de l’UE entament des négociations pour trouver un compromis sur le règlement sur les produits sans déforestation, nous appelons les négociateurs à maintenir un niveau d’ambition élevé et à s’abstenir de tout compromis préjudiciable. Les OSC soussignées ont à cœur de veiller à ce que les réalités et les besoins des petits producteurs et des communautés forestières soient pris en compte, afin d’assurer une mise en œuvre efficace des futures exigences de l’UE. Nous saluons les amendements introduits par le Parlement, qui ont le potentiel de permettre une mise en œuvre inclusive du règlement dans les secteurs où les petits producteurs sont nombreux
La Côte d’Ivoire et le Ghana représentent 65 % de la production mondiale de cacao, mais les agriculteurs de ces deux pays gagnent moins de 6 % du revenu total de l’industrie du chocolat, évalué à environ 130 milliards de dollars par an. De nouvelles études ont montré que la part des « cultivateurs de cacao » dans l’ensemble de l’industrie du chocolat a considérablement diminué au fil des ans, car les négociants, les marques et les détaillants ont accumulé des superprofits. Par exemple, selon Fairtrade, lorsque les prix du cacao étaient élevés dans les années 1970, les producteurs de cacao gagnaient jusqu’à 50 % de la valeur d’une barre de chocolat. Ce chiffre est tombé à 16 % dans les années 1980 et, aujourd’hui, les agriculteurs ne
reçoivent qu’environ 6 % de la valeur. Cela a entraîné des niveaux élevés de pauvreté et de difficultés pour les producteurs de cacao des deux plus grands pays producteurs de cacao au monde. Aujourd’hui, les producteurs de cacao ne vivent pas, ils ne font que survivre.
En tant que représentant de ces groupes d’acteurs (ONGs et OPA), nous avons au cours de nos différentes participations à ces discussions, porté la voix et les préoccupations de nos communautés en particulier celles des petits producteurs de cacao. Nous avons insisté à maintes reprises sur l’importance d’aborder la question du fonctionnement du marché et le mécanisme de fixation du prix du cacao, la nécessité d’une réforme de la filière pour davantage de transparence et
l’importance de la mise en place d’un système de traçabilité assorti d’un mécanisme de contrôle robuste, crédible et transparent. Sur tous ces sujets prioritaires pour la société civile, cette feuille de route mentionne des actions concrètes qui, si elles sont mises en œuvre, constitueraient une base solide pour une filière cacao durable.









