The new EU Regulation on deforestation-free products, known as the EU Deforestation Regulation, enters into force today. This ground-breaking law is intended to tackle global deforestation and forest degradation driven by EU consumption. However, this can only be achieved if all 27 EU Member States implement and enforce the Regulation properly, thoroughly and consistently. To deliver on your legal obligations, you need to take the following actions now.
Alors que le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil de l’UE entament des négociations pour trouver un compromis sur le règlement sur les produits sans déforestation, nous appelons les négociateurs à maintenir un niveau d’ambition élevé et à s’abstenir de tout compromis préjudiciable. Les OSC soussignées ont à cœur de veiller à ce que les réalités et les besoins des petits producteurs et des communautés forestières soient pris en compte, afin d’assurer une mise en œuvre efficace des futures exigences de l’UE. Nous saluons les amendements introduits par le Parlement, qui ont le potentiel de permettre une mise en œuvre inclusive du règlement dans les secteurs où les petits producteurs sont nombreux
La Côte d’Ivoire et le Ghana représentent 65 % de la production mondiale de cacao, mais les agriculteurs de ces deux pays gagnent moins de 6 % du revenu total de l’industrie du chocolat, évalué à environ 130 milliards de dollars par an. De nouvelles études ont montré que la part des « cultivateurs de cacao » dans l’ensemble de l’industrie du chocolat a considérablement diminué au fil des ans, car les négociants, les marques et les détaillants ont accumulé des superprofits. Par exemple, selon Fairtrade, lorsque les prix du cacao étaient élevés dans les années 1970, les producteurs de cacao gagnaient jusqu’à 50 % de la valeur d’une barre de chocolat. Ce chiffre est tombé à 16 % dans les années 1980 et, aujourd’hui, les agriculteurs ne
reçoivent qu’environ 6 % de la valeur. Cela a entraîné des niveaux élevés de pauvreté et de difficultés pour les producteurs de cacao des deux plus grands pays producteurs de cacao au monde. Aujourd’hui, les producteurs de cacao ne vivent pas, ils ne font que survivre.
En tant que représentant de ces groupes d’acteurs (ONGs et OPA), nous avons au cours de nos différentes participations à ces discussions, porté la voix et les préoccupations de nos communautés en particulier celles des petits producteurs de cacao. Nous avons insisté à maintes reprises sur l’importance d’aborder la question du fonctionnement du marché et le mécanisme de fixation du prix du cacao, la nécessité d’une réforme de la filière pour davantage de transparence et
l’importance de la mise en place d’un système de traçabilité assorti d’un mécanisme de contrôle robuste, crédible et transparent. Sur tous ces sujets prioritaires pour la société civile, cette feuille de route mentionne des actions concrètes qui, si elles sont mises en œuvre, constitueraient une base solide pour une filière cacao durable.
It is urgent to assess the needs of smallholders and communities in the Global South to respond to the EU regulation on deforestation-free products
The complexity of the cocoa supply chain is indeed at the root of our main problems: the non-payment of promised sustainability premiums and of the official cocoa price set by our government, the existence of illegal cooperatives that purchase cocoa produced in protected forests, the failure to control the number of farmers, the government’s lack of knowledge of the number of cocoa plots, but above all the existence of numerous intermediaries along the supply chain.
The policy dialogue on sustainable cocoa between Côte d’Ivoire and the European Union launched on
22 January 2021 is an opportunity to initiate important reforms in the cocoa sector. We, as civil society
organisations, welcome and strongly support this initiative.





