La PICD appelle donc le Conseil du Café Cacao à ne pas empêcher les productrices et producteurs et les sociétés coopératives de profiter pour une fois, des fruits de leur dur labeur en raison d’une situation favorable. D’autant plus que malgré le prix d’achat bord champ du cacao pour la campagne 2023-2024, fixé à 1000 FCFA, le cacao est acheté depuis plusieurs mois par les sociétés coopératives à un prix allant de 1300 à 1500 FCFA voire plus dans certaines localités. De fait, « le surpaiement » dont se fait l’écho le régulateur à l’entrée à l’usine se pratique jusqu’au bord champ. Autrement dit, les productrices et producteurs bénéficient de cette situation.
La déforestation et dégradation des forêts n’épargnent ni les forêts classées ni les aires protégées (réserves naturelles et parcs nationaux). Ces dernières années, des rapports et articles ont démontré
l’existence de plantations de cacao dans ces zones protégées alors que la loi y interdit toute production de spéculation agricole, y compris cacaoyère. Toutefois, les données restent insuffisantes sur la production et le circuit de commercia-lisation de ces produits agricoles, en l’occurrence le cacao produit illégalement.
L’Observation Indépendante de la filière Cacao (OIC) a pour but de contribuer à une chaîne d’approvisionnement zéro déforestation et de production de cacao légale à travers la collecte et la publication de données crédibles, fiables et vérifiables. Avec un appui de l’ONG britannique REM, IDEF a mené des missions d’enquêtes d’OIC sur les raisons de la déforestation accélérée du Parc National du Mont Péko (PNMP) depuis janvier 2020.


