Le dialogue politique sur le cacao durable entre la Côte d’Ivoire et l’Union Européenne lancé le 22 janvier 2021 est une opportunité pour engager des réformes importantes dans le secteur du cacao. Les organisations de la société civile que nous sommes saluons et soutenons fortement cette initiative. 

The new EU Regulation on deforestation-free products, known as the EU Deforestation Regulation, enters into force today. This ground-breaking law is intended to tackle global deforestation and forest degradation driven by EU consumption. However, this can only be achieved if all 27 EU Member States implement and enforce the Regulation properly, thoroughly and consistently. To deliver on your legal obligations, you need to take the following actions now.

La Côte d’Ivoire et le Ghana représentent 65 % de la production mondiale de cacao, mais les agriculteurs de ces deux pays gagnent moins de 6 % du revenu total de l’industrie du chocolat, évalué à environ 130 milliards de dollars par an. De nouvelles études ont montré que la part des « cultivateurs de cacao » dans l’ensemble de l’industrie du chocolat a considérablement diminué au fil des ans, car les négociants, les marques et les détaillants ont accumulé des superprofits. Par exemple, selon Fairtrade, lorsque les prix du cacao étaient élevés dans les années 1970, les producteurs de cacao gagnaient jusqu’à 50 % de la valeur d’une barre de chocolat. Ce chiffre est tombé à 16 % dans les années 1980 et, aujourd’hui, les agriculteurs ne
reçoivent qu’environ 6 % de la valeur. Cela a entraîné des niveaux élevés de pauvreté et de difficultés pour les producteurs de cacao des deux plus grands pays producteurs de cacao au monde. Aujourd’hui, les producteurs de cacao ne vivent pas, ils ne font que survivre.

En tant que représentant de ces groupes d’acteurs (ONGs et OPA), nous avons au cours de nos différentes participations à ces discussions, porté la voix et les préoccupations de nos communautés en particulier celles des petits producteurs de cacao. Nous avons insisté à maintes reprises sur l’importance d’aborder la question du fonctionnement du marché et le mécanisme de fixation du prix du cacao, la nécessité d’une réforme de la filière pour davantage de transparence et
l’importance de la mise en place d’un système de traçabilité assorti d’un mécanisme de contrôle robuste, crédible et transparent. Sur tous ces sujets prioritaires pour la société civile, cette feuille de route mentionne des actions concrètes qui, si elles sont mises en œuvre, constitueraient une base solide pour une filière cacao durable.

Le dialogue politique sur le cacao durable entre la Côte d’Ivoire et l’Union Européenne lancé le 22 janvier 2021 est une opportunité pour engager des réformes importantes dans le secteur du cacao. Les organisations de la société civile que nous sommes saluons et soutenons fortement cette initiative.